À Vichy, l’histoire du basket ne se limite pas aux saisons récentes ni aux résultats d’un championnat. La Jeanne d’Arc Vichy Basket, devenue JA Vichy-Clermont Métropole, porte un héritage construit sur plus d’un siècle d’engagement associatif et plusieurs décennies de compétition. Née dans le sillage d’un patronage de gymnastique, la structure a fait grandir sa section basket-ball à partir de 1933, avant de traverser guerres, arrêts d’activité, redémarrages financiers, montées vertigineuses et soirées européennes. Deux Coupes de France, une finale continentale et plusieurs titres de deuxième division donnent à ce club de basket une place singulière dans le paysage français.
Cette trajectoire raconte aussi celle d’une ville thermale devenue terre de ballon orange. Des premières équipes composées d’élèves aux affiches de Pro A, du souvenir de la salle des Ailes au Palais des Sports Pierre-Coulon, Vichy a vu ses tribunes vibrer face aux grands noms du basket français et européen. L’histoire de la Jeanne d’Arc Vichy Basket éclaire la manière dont une équipe sportive locale a réussi à construire une identité durable, malgré les ruptures et les mutations du sport professionnel.
L’essentiel sur la Jeanne d’Arc Vichy Basket
- La Jeanne d’Arc est créée comme association de gymnastique en 1914, tandis que sa section basket-ball est mise en place en octobre 1933.
- Le club connaît une interruption entre 1939 et 1943, puis une relance déterminante en 1954 autour de Pierre Coursol et de l’abbé Gomberveaux.
- Son âge d’or se situe entre 1965 et 1970, avec deux Coupes de France et une finale de Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe.
- La formation vichyssoise est sacrée championne de Pro B en 2002 puis en 2007, deux étapes majeures de son retour parmi l’élite.
- Depuis la fusion de 2015 avec le Stade Clermontois, le club porte le nom de JA Vichy-Clermont Métropole et évolue dans les championnats professionnels français.
Les origines de la Jeanne d’Arc Vichy Basket : de la gymnastique au ballon orange
La fondation de la Jeanne d’Arc de Vichy remonte à février 1914. À cette date, il ne s’agit pas encore d’une équipe de basket. L’association fonctionne comme un patronage de gymnastique, affilié à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France. Cette origine explique une culture très différente de celle des clubs professionnels modernes : l’objectif initial repose sur l’encadrement de la jeunesse, l’activité physique et la vie collective.
Les archives et les récits historiques font parfois apparaître 1913 comme année de création. La référence associative retenue reste néanmoins 1914, tandis que 1933 correspond sans ambiguïté à la naissance de la pratique du basket-ball au sein de la Jeanne d’Arc. Cette précision évite de confondre l’histoire globale de l’association et celle de sa section dédiée au ballon orange. Le club de basket s’inscrit donc dans une institution plus ancienne que lui.
La section basket-ball créée en 1933
En octobre 1933, la Jeanne d’Arc ouvre sa section basket-ball. Le sport connaît alors une diffusion progressive en France, porté par les établissements scolaires, les patronages et les associations locales. À Vichy, cette discipline offre un cadre nouveau aux jeunes sportifs, avec des règles, des compétitions et une dynamique collective qui correspondent aux valeurs déjà défendues par la structure.
Le démarrage reste modeste. Les équipes évoluent dans un environnement amateur, loin des moyens actuels du basket professionnel. Pourtant, cette implantation donne au club une base durable. La Jeanne d’Arc Vichy Basket ne naît pas d’un projet commercial ou d’une franchise, mais d’une activité associative implantée dans la ville. Cette racine explique sa capacité à conserver une identité forte, même lorsque les noms, les divisions et les partenaires évoluent.
La Seconde Guerre mondiale interrompt brutalement cet élan. Entre 1939 et 1943, l’activité régulière cesse. Quelques rencontres amicales peuvent encore être disputées, mais elles ne suffisent pas à maintenir un véritable calendrier de compétition. La reprise réelle intervient en 1946, dans une France où le sport retrouve progressivement ses organisations et ses publics.
La relance ne se fait pas sans difficulté. En 1948, la JAV atteint la finale de la Division d’Honneur d’Auvergne contre l’ASM. Cette performance prouve que le collectif est capable de rivaliser à l’échelle régionale. Mais les problèmes financiers rattrapent rapidement la structure et entraînent un nouvel arrêt en 1950. Les joueurs se dispersent alors entre l’Union des Sports Laïcs Vichyssois et l’AS Vichy Thermal, deux formations locales.
La relance de 1954, point de départ de l’ascension
Septembre 1954 marque un tournant. L’abbé Gomberveaux, professeur à l’institution Saint-Dominique de Vichy, convainc Pierre Coursol, ancien membre de la Jeanne d’Arc gymnastique, de réinscrire une équipe dans le championnat de France. Les premiers effectifs sont largement formés d’élèves de l’établissement. Des basketteurs issus des deux autres clubs de la ville rejoignent aussi la nouvelle aventure.
Cette reconstruction a une logique claire : rassembler plutôt que disperser les forces disponibles. Le résultat se mesure vite sur le terrain. En 1961, la JAV obtient le titre de champion de Promotion d’Auvergne. Sous l’impulsion de l’entraîneur Louis Prats, elle décroche aussi le championnat d’Auvergne en 1962. L’équipe sort du cadre local et prend de l’ampleur dans les compétitions nationales.
Pour suivre cette période, le parcours d’un jeune Vichyssois fictif, André, aide à mesurer le changement. En 1954, il peut découvrir le basket dans un cadre scolaire et associatif. Moins de dix ans plus tard, il voit son club accéder aux échelons nationaux et attirer des joueurs d’un niveau inédit. Cette accélération nourrit une fierté locale qui dépasse le seul terrain.
La première force de la Jeanne d’Arc Vichy Basket réside dans cette capacité à renaître : chaque arrêt a été suivi d’une reconstruction portée par les acteurs de la ville.
L’âge d’or de la JA Vichy : Coupes de France et finale européenne
La période comprise entre le début des années 1960 et 1970 demeure la plus prestigieuse de l’histoire sportive de la JAV. Le club accélère à tous les niveaux : résultats, encadrement, notoriété et ambition. En 1962, Vichy remporte le championnat de France Honneur. En 1963, le collectif ajoute le championnat de France Excellence et la Coupe de France Excellence. Une année plus tard, il devient champion de France de division fédérale.
Cette succession de titres ouvre la porte de la Nationale, puis de la première division à partir de la saison 1965-1966. Pour une équipe sportive issue d’une ville de taille moyenne, la progression est spectaculaire. Vichy ne vient pas seulement participer : la formation s’installe rapidement parmi les meilleures. Elle atteint la troisième place du championnat lors de la saison 1967-1968 et termine vice-championne de France en 1968-1969.
Djordje Andrijasevic, un entraîneur au rôle fondateur
De 1962 à 1970, le banc vichyssois est occupé par Djordje Andrijasevic, ancien international yougoslave sélectionné à 47 reprises. Son arrivée donne une dimension internationale au projet. À cette époque, le basket yougoslave représente une référence technique et tactique en Europe. Le coach apporte un regard exigeant, une culture du jeu collectif et une méthode de travail qui accompagnent la montée du club.
Les progrès s’observent dans les résultats, mais aussi dans l’image renvoyée par la JAV. L’équipe gagne en rigueur et en crédibilité. La salle des Ailes, où elle joue de 1965 à 1974, devient le décor de rencontres majeures. Les supporters découvrent une formation capable de tenir tête aux places fortes nationales, dans un championnat où la concurrence est intense.
| Période | Résultat marquant | Portée dans l’histoire du club |
|---|---|---|
| 1962-1964 | Trois titres nationaux dans les divisions de montée | Accélération vers la première division |
| 1968-1969 | Vice-champion de France et vainqueur de la Coupe de France | Première consécration nationale majeure |
| 1969-1970 | Deuxième Coupe de France et finale européenne | Sommet du palmarès historique de la JAV |
| 2001-2002 | Champion de Pro B | Retour en Pro A après une longue reconstruction |
| 2006-2007 | Champion de Pro B et montée | Nouvelle accession à l’élite française |
Les Coupes de France de 1969 et 1970
Le palmarès national prend une dimension exceptionnelle avec deux Coupes de France consécutives. En 1969, Vichy bat Bagnolet et enlève le premier trophée majeur de son histoire. Un an plus tard, le 2 mai 1970, la JAV s’impose face au Mans sur le score de 78 à 74. Ces deux titres restent les seules Coupes de France seniors du club et demeurent des repères majeurs pour les générations de supporters.
La saison 1969-1970 dépasse même le cadre national. En Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe, Vichy signe une demi-finale devenue légendaire contre l’AEK Athènes. La JAV gagne le match aller 78 à 60. Au retour, disputé au Stade olympique d’Athènes devant plus de 70 000 spectateurs, l’équipe résiste malgré une défaite 74 à 65 et se qualifie au point-average.
Cette affiche possède une valeur particulière dans la mémoire du basket. Jouer en plein air devant une telle affluence constitue un événement hors norme, longtemps associé aux grands records de fréquentation de la discipline. La JAV rejoint alors la finale européenne, où elle s’incline face au Fides Naples. La défaite ne retire rien à la portée de l’exploit : un club de Vichy atteint le dernier rendez-vous d’une compétition continentale.
La saison se termine également avec une troisième place en championnat de France. Dans l’espace de quelques mois, Vichy gagne une Coupe de France, dispute une finale européenne et reste sur le podium national. Peu de clubs français peuvent présenter une séquence aussi dense dans leur histoire.
Les trophées de 1969 et 1970 ne représentent pas un simple souvenir : ils ont fixé le niveau d’ambition auquel la Jeanne d’Arc Vichy Basket reste associée.
Les descentes, les reconstructions et l’évolution de la Jeanne d’Arc Vichy Basket
Après l’apogée, la JAV entre dans une période plus heurtée. Plusieurs joueurs majeurs quittent l’effectif et Djordje Andrijasevic s’en va lui aussi. L’Espagnol José Gasca prend alors le relais, mais la dynamique sportive s’inverse. La saison 1970-1971 se conclut par une 11e place et une relégation en Nationale 2.
Le club répond rapidement avec une remontée dès la saison suivante, après avoir terminé premier de Nationale 2. Vichy retrouve l’élite et y reste jusqu’en 1975. Le classement de troisième en 1973-1974 montre que l’équipe peut encore viser haut. Elle atteint aussi les quarts de finale de la Coupe Korać en 1975, signe que son nom conserve un poids sur la scène européenne.
Le Centre omnisports et les aléas de la gestion
En septembre 1974, la JAV s’installe dans le nouveau Centre omnisports, aujourd’hui associé au Palais des Sports Pierre-Coulon. Ce changement d’enceinte accompagne une ambition structurelle : offrir au basket vichyssois un équipement à la mesure de ses exigences. Le club actuel joue toujours à Vichy dans cette salle de 3 300 places, un élément central de son ancrage territorial.
Pourtant, l’installation dans une grande salle ne protège pas des difficultés. Un recrutement étranger mal maîtrisé contribue à la relégation de 1975. Pierre Coursol, président depuis 1954 et artisan de la relance, quitte alors ses fonctions. Jean Martin lui succède. La JAV remonte en Nationale 1 en 1978, mais redescend en 1980 avant de retrouver l’élite dès 1981.
Les années 1980 montrent une équipe compétitive mais vulnérable. Elle obtient des classements solides, notamment une septième place en 1984-1985. La situation bascule à la fin de la décennie. Après une relégation sportive en Nationale 1B en 1988, les contraintes financières conduisent à une rétrogradation volontaire en Nationale 3. Cette décision, douloureuse, évite que l’histoire de la structure ne s’arrête.
Le redressement est lent. La JAV progresse de la Nationale 3 à la Nationale 2, puis retrouve la Pro B en 1995. Cette remontée n’a rien d’un miracle instantané : elle repose sur une gestion plus stable, sur l’implication de dirigeants successifs et sur la reconstruction d’un effectif compétitif. Jean-Christophe Jonon, président depuis 1998 selon les données historiques du club, s’inscrit dans cette continuité.
Jean-Michel Sénégal et le retour de l’ambition
En février 1999, l’arrivée de Jean-Michel Sénégal, ancien international français, au poste d’entraîneur agit comme un déclencheur. Vichy finit deuxième de Pro B en 1999-2000, sans réussir à monter lors des play-offs. La saison suivante se conclut encore sans accession. Cette frustration sert de moteur plutôt que de frein.
En 2001-2002, la JAV termine première de Pro B et retrouve la Pro A. Le retour parmi l’élite confirme que le club est redevenu capable de bâtir un projet durable. Après deux saisons correctes, avec une 11e puis une 12e place, l’équipe connaît toutefois une nouvelle descente en 2005, terminant dernière de Pro A.
La nomination de Jean-Louis Borg pour la saison 2005-2006 ouvre un nouveau cycle. Dès 2006-2007, Vichy domine la Pro B. Premier de la phase régulière, le groupe élimine Levallois puis Rouen en play-offs, avant de battre Quimper 70 à 49 en finale à Paris-Bercy. Cette campagne offre un exemple net de résilience : une relégation peut devenir le point de départ d’un projet plus cohérent.
L’évolution de la JAV n’est pas linéaire : c’est précisément cette alternance entre chute, réorganisation et retour au premier plan qui forge la profondeur de son identité.
De la Pro A à la fusion Vichy-Clermont : une équipe sportive en mouvement
La remontée de 2007 lance l’une des périodes les plus attractives de la JAV dans le basket moderne. Pour son retour en Pro A en 2007-2008, le club déjoue les prévisions. Il termine septième de la saison régulière, décroche une place en play-offs et affiche la meilleure défense du championnat. Cette performance traduit une identité de jeu claire, bâtie sur la discipline et l’intensité.
Vichy atteint aussi la finale de la Semaine des As en 2008. La JAV élimine Le Mans en quart de finale, puis Hyères-Toulon en demi-finale, avant de s’incliner contre Cholet lors de la finale. Même sans trophée, ce parcours marque les esprits. Il place l’équipe parmi les formations capables de battre des adversaires mieux dotés et plus exposés médiatiquement.
Une présence européenne et un maintien disputé
La septième place de Pro A permet au club de participer à l’EuroChallenge lors de la saison 2008-2009. Vichy franchit le premier tour préliminaire contre l’APOEL Nicosie, mais s’arrête face à Liège Basket au tour suivant. Cette parenthèse européenne rappelle le passé continental de 1970, tout en révélant les écarts de ressources avec les formations les plus installées.
Sur le plan national, la JAV termine dixième de Pro A en 2008-2009 puis de nouveau dixième en 2009-2010. Le maintien reste souvent l’objectif principal. En 2010-2011, la 15e place entraîne une relégation en Pro B. La saison suivante est encore plus difficile, avec une descente en Nationale 1 à la clé.
Le club répond une nouvelle fois par le terrain. Troisième de Nationale 1 en 2012-2013, puis septième en 2013-2014, il atteint les quarts de finale des play-offs. En 2014-2015, Vichy termine deuxième de la division, remporte les barrages de montée et retrouve la Pro B. La capacité à remonter après une double relégation est l’un des faits les plus révélateurs de cette histoire.
2015 : le rapprochement avec le Stade Clermontois
L’année 2015 constitue une date institutionnelle majeure. La Jeanne d’Arc de Vichy Val d’Allier Auvergne Basket fusionne avec le Stade Clermontois Basket Auvergne. Le nouveau nom devient Jeanne d’Arc Vichy-Clermont Métropole Basket, fréquemment abrégé en JA Vichy-Clermont ou VCM Basket.
Ce rapprochement ne fait pas disparaître l’héritage vichyssois. Il élargit le territoire du projet à l’échelle métropolitaine. Les couleurs jaune et rouge résument cette nouvelle identité : le jaune renvoie à la tradition de la JAV, tandis que le rouge fait référence au club clermontois et au blason auvergnat. Le siège sportif demeure à Vichy, où les rencontres à domicile se jouent au Palais des Sports Pierre-Coulon.
La nouvelle entité évolue en Pro B durant les premières saisons de son existence : dixième en 2015-2016, quatorzième en 2016-2017, douzième en 2017-2018 et troisième en 2018-2019. Cette troisième place relance les ambitions de montée, même si les play-offs s’arrêtent en quarts de finale. Les années suivantes confirment l’inscription du club dans les championnats professionnels français, avec des objectifs sportifs renouvelés selon les effectifs et les saisons.
Les données historiques utilisent parfois les appellations Pro A et Pro B. Depuis le changement de dénomination des divisions masculines professionnelles, elles correspondent à la Betclic Élite pour le sommet national et à l’échelon aujourd’hui connu sous le nom d’Élite 2. Pour comprendre les archives, conserver les noms employés à l’époque reste donc pertinent.
La fusion de 2015 transforme le périmètre du club sans rompre le fil historique : Vichy reste le cœur de jeu d’un projet désormais porté avec Clermont.
Palmarès, joueurs célèbres et héritage de la Jeanne d’Arc Vichy Basket
Le palmarès de la Jeanne d’Arc Vichy Basket s’appuie sur des titres obtenus dans des contextes très différents. Les deux Coupes de France de 1969 et 1970 dominent naturellement la vitrine. Elles correspondent à l’âge d’or d’une équipe capable de jouer les premiers rôles en première division et en Europe. Les titres de Pro B, remportés en 1972, 2002 et 2007 selon les récapitulatifs historiques, témoignent d’une autre qualité : celle de reconstruire une équipe gagnante après les descentes.
La finale de Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe disputée en 1970 reste le résultat international de référence. Elle donne au club une dimension patrimoniale qui dépasse ses classements récents. Peu d’équipes françaises hors des grandes métropoles peuvent se prévaloir d’un tel parcours continental.
Des figures sportives qui ont marqué les générations
Parmi les joueurs célèbres ou marquants, la mémoire collective retient d’abord les hommes qui ont incarné les grandes périodes du club, même lorsque les archives disponibles ne dressent pas une liste exhaustive. Djordje Andrijasevic doit être cité pour son rôle de bâtisseur, bien qu’il soit entraîneur. Son influence sur le jeu et la progression de la JAV fait de lui une figure centrale.
Jean-Michel Sénégal a également marqué l’histoire récente par son intervention sur le banc à partir de 1999. Ancien international, il a relancé une dynamique compétitive qui conduit au titre de Pro B 2002. Jean-Louis Borg est associé à la montée de 2007 et à la saison 2007-2008, celle de la meilleure défense de Pro A et de la finale de la Semaine des As.
Chris Smith, présent lors de la saison 2017-2018, figure parmi les joueurs dont le passage est identifié dans les données du club. Le basket se construit toutefois rarement autour d’un seul nom. À Vichy, l’héritage vient aussi de groupes capables de se dépasser : les vainqueurs des Coupes de France, les promus de 2002 et 2007, ou les joueurs de Nationale 1 ayant ramené le club en Pro B en 2015.
Ce que représente le club à Vichy en 2026
En 2026, regarder l’histoire de la Jeanne d’Arc Vichy Basket revient à suivre près d’un siècle de basket organisé, depuis la création de la section en 1933. L’association fondée en 1914 demeure l’origine symbolique de cette aventure. Le club incarne la continuité d’un sport vécu localement : formation des jeunes, vie de salle, bénévolat, souvenirs familiaux et exigence du haut niveau.
Le Palais des Sports Pierre-Coulon joue un rôle concret dans cette transmission. Avec ses 3 300 places, il permet de conserver une proximité entre les joueurs et le public. Contrairement aux grandes enceintes anonymes, la salle vichyssoise donne une visibilité immédiate à l’engagement collectif. Une série défensive, un tir décisif ou une remontée au score deviennent des expériences partagées par toute une tribune.
La trajectoire de Vichy-Clermont montre aussi que l’identité d’un club peut évoluer sans renier son passé. Le nom a changé, les couleurs se sont enrichies et le territoire s’est élargi. Les dates fondatrices, les Coupes de France et les campagnes européennes restent pourtant au centre du récit. Elles servent de repères aux supporters qui découvrent l’équipe comme à ceux qui suivent ses résultats depuis plusieurs décennies.
Le véritable palmarès de la Jeanne d’Arc Vichy Basket associe ses trophées à une longévité rare : celle d’un club qui a su rester vivant, compétitif et reconnu à travers les générations.
Quand la Jeanne d’Arc Vichy Basket a-t-elle été fondée ?
L’association Jeanne d’Arc de Vichy est généralement rattachée à l’année 1914. Sa section basket-ball, celle qui donne naissance au club de basket historique, est créée en octobre 1933.
Quels sont les principaux titres de la Jeanne d’Arc Vichy Basket ?
Le palmarès comprend deux Coupes de France, remportées en 1969 et 1970, ainsi que des titres de champion de Pro B en 1972, 2002 et 2007 selon les récapitulatifs historiques du club.
Pourquoi le club s’appelle-t-il JA Vichy-Clermont Métropole ?
Le nom actuel provient de la fusion réalisée en 2015 entre la Jeanne d’Arc de Vichy Val d’Allier Auvergne Basket et le Stade Clermontois Basket Auvergne. Le projet réunit les héritages vichyssois et clermontois.
Où joue la JA Vichy-Clermont Basket ?
L’équipe dispute ses rencontres à domicile au Palais des Sports Pierre-Coulon, à Vichy. Cette salle dispose d’une capacité d’environ 3 300 places.
Quel est le plus grand parcours européen de Vichy ?
La JAV a atteint la finale de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en 1970 après avoir éliminé l’AEK Athènes en demi-finale. Elle s’est inclinée en finale face au Fides Naples.

